Cadeaux d'affaires : TVA, déductibilité et seuil des 73 €

Publié le 2026-07-07

Offrir un cadeau d'affaires est un geste commercial classique — mais fiscalement, il obéit à des règles précises. Voici les trois notions à connaître avant de valider votre commande de fin d'année. Un avertissement d'emblée : les seuils et règles évoluent, cet article donne les ordres de grandeur en vigueur au moment de sa publication — votre expert-comptable reste la référence pour votre cas précis.

1. La TVA : récupérable sous un seuil par bénéficiaire

En principe, la TVA sur les cadeaux n'est pas déductible. L'exception qui nous intéresse : les biens de faible valeur. La TVA redevient récupérable lorsque la valeur du cadeau ne dépasse pas 73 € TTC par bénéficiaire et par an (seuil applicable depuis 2021, révisable périodiquement). Concrètement : une gourde gravée, un plaid brodé ou un coffret à moins de 73 € TTC offerts à un client — TVA récupérable. Un cadeau à 120 € — TVA perdue.

Attention au cumul : le seuil s'apprécie par bénéficiaire et par an. Deux cadeaux de 40 € au même client dans l'année dépassent le seuil.

2. La déductibilité du résultat : l'intérêt de l'entreprise

Indépendamment de la TVA, la charge elle-même (le prix d'achat des cadeaux) est déductible du résultat imposable si trois conditions sont réunies : le cadeau est offert dans l'intérêt direct de l'entreprise (relation commerciale identifiable), sa valeur n'est pas exagérée au regard de la relation, et vous pouvez justifier l'identité des bénéficiaires en cas de contrôle. Un objet publicitaire porteur de votre logo coche naturellement la première case : son caractère professionnel est difficile à contester.

3. Le relevé des frais généraux : au-delà de 3 000 € par an

Si le total de vos cadeaux d'affaires dépasse 3 000 € sur l'exercice, vous devez les déclarer sur le relevé des frais généraux (formulaire annexe à la liasse fiscale pour les sociétés). Ce n'est pas une pénalité — juste une obligation déclarative. L'oublier, en revanche, expose à une amende. Si votre opération de fin d'année dépasse ce montant, signalez-le simplement à votre comptable.

Le cas particulier des objets publicitaires

Bonne nouvelle : les objets de très faible valeur unitaire conçus pour la publicité (stylos, tote bags, porte-clés distribués largement en salon, par exemple) relèvent d'une logique de frais de publicité plus que de cadeaux individualisés — leur traitement est généralement plus simple. La frontière entre "objet publicitaire distribué" et "cadeau d'affaires nominatif" tient surtout à la valeur unitaire et au mode de distribution. Dans le doute, décrivez l'opération à votre expert-comptable : la qualification se joue là.

En pratique, pour votre commande de fin d'année

Et pour la partie logistique : pour une livraison avant Noël, la commande doit être validée avant le 20 novembre — le détail est sur notre page cadeaux d'entreprise de fin d'année.

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